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    Visites immobilières : une invraisemblable cacophonie
    samedi 21 novembre 2020 par Michel

Visites immobilières : une invraisemblable cacophonie !

Source Immovlan 17-11-2020

Surréalisme à la belge ou scénario digne d’un film de Jacques Tati ? Les acteurs du monde immobilier ont un peu l’impression d’assister à un match de tennis, mais en qualité de petite balle jaune…

En détournant légèrement une citation du réalisateur Henri Jeanson, on peut aisément affirmer qu’en Belgique « le ridicule ne tue pas, on en vit ». Hélas, la situation n’a rien de risible. On vous fait un petit point sur la situation ?

Acte 1 : « ne pas faire les choses sérieusement tout en se prenant au sérieux ». Cabinet Verlinden 2020.

Retour au début du mois de novembre. Le ministère de l’intérieur affirme avoir enfin statué sur les visites de biens immobiliers. Le message, à en croire les autorités, est clair, sauf qu’il ne l’est pas : « Je comprends que c’est compliqué. Je ne peux pas dire qu’il n’y aura pas de changement, mais pour l’instant les visites sont interdites » explique Marie Verbeke, porte-parole de la ministre de l’Intérieur. On a déjà vu plus limpide…

Le hic, c’est que l’arrêté ministériel n’interdit pas formellement les visites en présentiel, mais l’évoque simplement dans une… foire à questions ! Professionnalisme bonjour… Bien évidemment, juridiquement, le message n’est guère recevable, ce que ne manque pas de pointer l’Institut professionnel des agents immobiliers (IPI). Fin de l’acte 1 : la ministre dit non, mais la loi dit « p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non ».

Acte 2 : Des histoires déchirantes

Devant le flou juridique, les fédérations immobilières flamande et wallonne décident de porter l’affaire en justice. Ils parlent "d’histoires déchirantes” de personnes qui ont vendu ou loué une maison et qui veulent maintenant entrer sur le marché, mais ne sont plus en mesure de le faire. La ministre, elle, ne veut rien savoir : seuls les inventaires au début d’un contrat de location sont permis.

Acte 3 : Le conseil d’Etat confirme l’interdiction des visites

Nous sommes le 14 novembre et le Conseil d’Etat rejette la demande « car aucune des parties requérantes n’indique pourquoi cette mesure a des conséquences à ce point graves qu’une suspension d’extrême urgence est requise. » Bref, les visites de biens immobiliers par les agents sont interdites. Mais quid des visites organisées par les particuliers eux-mêmes ? C’est là que nous repartons pour un tour de carrousel…

Acte 4 : « Toi non, mais toi oui »

Vous vouliez du surréalisme ? En voilà : lundi 16 novembre fin d’après-midi, le gouvernement fédéral confirme que les propriétaires privés peuvent recevoir des candidats dans le cadre d’une visite de biens, car cela n’est pas légalement considéré comme un “contact étroit” et que les règles de distance sociale peuvent être garanties…

En clair, les visites avec un professionnel garant du respect des règles sanitaires, ce n’est pas possible. En revanche, organiser des visites entre particuliers, ça, ça l’est. Vous dites ? « Tous sont égaux devant la loi » ? Pas chez nous, c’est plutôt « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront [noir ou blanc] ». Les particuliers respirent à moitié (en effet, quid si le candidat ne respecte pas les règles ?), les agents immobiliers se sentent flingués, les juristes sautent par la fenêtre.

Acte 5 : Rétropédalage

Suivant de quelques heures la déclaration du gouvernement fédéral d’autoriser les particuliers à organiser des visites, le cabinet Verlinden nous refait une sortie : « ces visites ne peuvent avoir lieu », elles non plus ! Les survivants parmi les juristes défenestrés peuvent chercher une corde : en Belgique, ne sera-t-il donc jamais question de message universel ?

Acte 6 : « Finalement, p’têt ben qu’oui ! »

Quand il n’y en a plus, il y en a encore. Cette fois, c’est la ministre herself qui tente de récupérer ce tohu-bohu une bonne fois pour toutes, au micro de Radio 1. « C’est possible, si personne d’autre n’est présent dans le bâtiment. » Comprenez que les visites ne sont pas interdites comme elle l’indiquait quelques heures plus tôt, mais autorisées si le candidat déambule seul dans le bien, sans propriétaire ou agent immobilier présent. « Puisque c’est ça, vas-y tout seul à La Varenne ! Bonne pêche et bonne atmosphère ! » : Madame la ministre a certainement vu « L’Hôtel du Nord »…

    
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